L'ORIGINE
DE L'ART
Mon
père taquinait l'huile.
Mon petit frère à dix ans le suivait, je le suivais aussi.
Les années 70 ? Iconographie psychédélicopop activait
le désir de posséder l'imagerie de mon temps adolescent
de l'ego visuel. Et puis : Club d'Art1 dessinateur de mes classes, artiste
de la famille1 "lou pintre".
A treize ans un artiste1 un prof plus dandy que peintre, me pousse au
culte de la personnalité.
Une expo les Beaux Arts, le rejet des Beaux Arts.
Le rejet des Beaux Arts ? Les propos n'étaient pas assez affectifs1
la problématique trop didactique...
J'enfourche mon cheval, ce sentier affirmait sans doute l'Art.
La maladresse mal ressentie, le doute, la perspective d'une destinée
hors norme, rendait opaque l'idée de la peinture.
Au travail, les choses avancent lentement. Et du plagiat de moi-même.
Alors... NICE 1984.
Garer une voiture avec un plein d'essence, du soleil sur le capot1 les
petites annonces, une sauvage qui ne se recoiffe pas dans le rétroviseur.
Aucun contact.
Enfin une école1 je n'en soupçonnais pas l'existence,
Nissa la Bella, il ne suffit pas de peindre pour faire de la peinture.
Violence aux habitudes Rouler la routine
De nouvelles sensations, Une vie, une ligne.
La peinture ô maîtriser...